Review Volants avec ou sans dashboard simracing

Volant avec ou sans dashboard en simracing : gadget ou vrai plus en piste ?

Lorsqu’on fait évoluer son setup simracing, une question revient régulièrement : faut-il choisir un volant avec dashboard intégré ou rester sur un volant sans écran ? Est-ce simplement un gadget plus cher, ou est-ce que cela apporte réellement quelque chose en pratique, au-delà de l’aspect immersif ?

Après avoir roulé pendant plus de 15 ans avec des volants sans dashboard, puis être passé récemment sur un modèle avec écran intégré, j’ai voulu prendre le temps d’analyser ce que cela change concrètement en jeu. Voici donc mon retour d’expérience complet, pour vous aider à faire votre choix si vous hésitez à franchir le pas. Cet article est issu de ma vidéo Youtube qui présente le sujet.


Rouler sans dashboard : l’expérience la plus répandue

La grande majorité des simracers roulent aujourd’hui avec des volants sans dashboard intégré, et ce n’est pas un hasard. C’est d’ailleurs aussi mon cas pendant de très nombreuses années, que ce soit avec des volants ronds d’entrée de gamme chez Logitech ou Thrustmaster, ou plus tard avec des modèles plus orientés formule, jusqu’à récemment avec l’Asetek Forte.

Deux raisons principales expliquent ce choix :

La première, c’est le prix. Les volants avec écran sont logiquement plus coûteux, et l’entrée de gamme chez la majorité des marques se fait presque toujours sans dashboard. C’est souvent le choix naturel lorsqu’on débute ou que l’on souhaite maîtriser son budget.

La deuxième, c’est le choix. Les volants sans écran existent dans une immense variété de formes : volant rond, GT, formule, avec des tailles et des ergonomies très différentes. Cela permet de trouver facilement un modèle parfaitement adapté à sa pratique.

À cela s’ajoutent deux autres avantages importants. D’une part, tous les jeux proposent un dashboard virtuel directement affiché à l’écran, ou la possibilité d’utiliser un dashboard externe fixé sur le châssis. D’autre part, ces volants sont généralement plus légers, ce qui permet de mieux ressentir le force feedback et la puissance de la base.

Sur le papier, et même en pratique, cette solution fonctionne très bien et peut tout à fait convenir sur le long terme. Mais avec le temps, certaines limites peuvent apparaître.

Dans mon cas, n’ayant pas de dashboard externe dédié (mis à part un petit écran utilisé surtout pour le timing), je me retrouvais souvent à chercher certaines informations clés : le rapport engagé en virage, les températures de pneus, le carburant restant ou encore les deltas. Selon le FOV, les HUDs activés ou la voiture utilisée, ces données ne sont pas toujours lisibles d’un simple coup d’œil.

Résultat : on navigue fréquemment entre les HUDs, les black boxes et les raccourcis du volant. Ce n’est pas bloquant, mais ce n’est pas toujours optimal, surtout en course ou en endurance.


Passer à un volant avec dashboard : un vrai changement ?

Lorsque je suis passé sur un volant avec dashboard intégré, mon objectif principal était de pousser encore un peu plus loin l’immersion sur mon setup. Le modèle que j’ai choisi se positionne d’ailleurs assez intelligemment sur le marché en termes de rapport qualité/prix par rapport aux autres volants avec écran.

Mais au-delà de l’esthétique — car oui, un volant avec écran apporte clairement un vrai plus visuel sur un setup — la question était surtout de savoir s’il allait m’apporter quelque chose de concret en piste.

Et très rapidement, un point s’est imposé comme son principal avantage : l’accès immédiat aux informations essentielles. Vitesse engagée, températures de pneus, delta, carburant, réglages de traction control ou de brake bias… tout est visible en permanence, directement dans l’axe du regard.

Bien sûr, ces informations existent déjà ailleurs, via les HUDs ou les dashboards externes. Mais ici, elles sont plus proches, plus lisibles et plus naturelles à consulter, notamment dans les lignes droites. En course, et encore plus en endurance, cela peut clairement apporter un vrai confort supplémentaire.

Un dashboard externe peut offrir les mêmes données, mais l’avantage du volant avec écran est d’avoir ces informations directement entre les mains. Si le volant est bien positionné, à hauteur des épaules, la lisibilité est excellente.

Personnellement, je me suis très vite habitué à cette nouvelle façon de lire les informations. Cela m’a aidé à mieux suivre certains paramètres auxquels je faisais moins attention auparavant, mais qui sont pourtant essentiels en gestion de course.

Selon les voitures et les disciplines, je continue bien sûr d’alterner entre différents volants, avec ou sans écran. Mais sur les courses longues, le confort apporté par le dashboard intégré est indéniable.


Avantages et inconvénients d’un volant avec dashboard

Avec un peu de recul, voici ce que je retiens de cette transition.

Les avantages :

  • Accès rapide et clair aux informations clés
  • Meilleure lecture des données en course
  • Confort supplémentaire en endurance
  • Immersion renforcée sur le setup

Les inconvénients :

  • Un prix plus élevé que les volants sans écran
  • Un poids légèrement supérieur, qui peut atténuer un peu le ressenti du force feedback

Hormis ces deux points, je n’ai pas relevé de défauts majeurs à l’usage.


Alors, gadget ou vrai plus ?

La réponse est finalement assez simple. Un volant avec dashboard n’est absolument pas indispensable pour piloter ou être performant en simracing. Comme beaucoup d’éléments de setup avancés, ce n’est pas essentiel.

En revanche, ce n’est pas non plus un simple gadget inutile. Pour certains usages — notamment l’endurance, ou si vous n’avez pas de dashboard externe — il peut réellement apporter du confort, de la lisibilité et un petit plus en immersion.

Bonne nouvelle également : aujourd’hui, on trouve des volants avec écran à des prix de plus en plus accessibles, sans forcément devoir investir dans des modèles très haut de gamme. Cela rend ce type de volant plus intéressant à considérer qu’il y a quelques années.

Comme souvent en simracing, le choix dépendra avant tout de vos besoins, votre budget et votre façon de rouler.


Conclusion

Volant avec ou sans dashboard, il n’y a pas de mauvais choix. Les deux solutions fonctionnent très bien et peuvent coexister sur un même setup. Si vous recherchez avant tout la simplicité, la légèreté et un large choix de modèles, un volant sans écran fera parfaitement l’affaire.

Si en revanche vous cherchez un peu plus de confort, une meilleure lecture des données et une immersion renforcée, un volant avec dashboard peut clairement être un ajout intéressant.

N’hésitez pas à partager votre propre expérience : utilisez-vous un volant avec écran ? Qu’est-ce que cela vous apporte — ou non — au quotidien ?

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